Jeudi 22 décembre 2011 4 22 /12 /Déc /2011 19:23

Toute l’équipe syndicale de Force Ouvrière vous présente ainsi qu’à vos proches ses meilleurs vœux pour l’année 2012. 

Une année 2012 annoncée comme une année de crise par nos politiques et nos dirigeants, toujours plus d’efforts demandés aux salariés qui sont les victimes de ce système politico-économique.

Ca doit être une année de fortes mobilisations pour mettre fin à la paupérisation de la France et pour l’instauration d’une réelle démocratie sociale. Il n'est pas utopique de vouloir sortir de ce marasme.

Pour 2012, notre direction ne parle que de « Cognac Performance », restructuration, chantage sur la reconstruction du four 3 et bien parlons lui de reconnaissance de la pénibilité, de polyvalence et  poly-compétence, de conditions de travail, de démotivation, du manque de valorisation, des salaires et de nos RIDICULES TAUX HORAIRES !!!!      

Notre entreprise fait de gros profits qu’elle les partage équitablement avec ses salariés.

Ne tombons pas dans les pièges de la direction qui ne servent qu’à occuper le terrain et nous détourner des réels problèmes et de vos revendications fondamentales.

http://forceouvriere.sge.over-blog.com/                                                        Le bureau CGT-FO le 21/12/2011

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Lundi 12 décembre 2011 1 12 /12 /Déc /2011 07:15

Oise : le délégué syndical se suicide sur son lieu de travail

L’usine Saint-Gobain est en état de choc. Vendredi matin, un chef d’équipe âgé de 48 ans, qui était délégué syndical, s’est donné la mort dans son atelier.

Un chef d’équipe âgé de 48 ans, qui était délégué syndical, s’est donné la mort vendredi matin, dans son atelier de l'usine Saint-Gobain. 

Laurent Nogret était chef d’équipe chez Saint-Gobain depuis 2007, mais aussi délégué CFDT. Hier matin, il a mis fin à ses jours sur son lieu de travail. Agé de 48 ans et père de deux enfants, il s’est pendu dans l’atelier qu’il dirigeait, quelques minutes seulement après avoir pris son poste. Son corps a été découvert par des salariés.

 

Les pompiers sont intervenus très rapidement, relayés par le Samu, mais ils n’ont pas réussi à le réanimer. Son décès a été constaté à 7h40 par le médecin.

En choisissant son lieu de travail pour mettre fin à ses jours, Laurent Nogret a vraisemblablement voulu dénoncer l’environnement professionnel dans lequel il évoluait. Juste avant de se rendre au travail pour se suicider, il avait en effet posté un message sur Facebook
où il faisait part de ses difficultés professionnelles.

« J’ai décidé de partir définitivement de Saint-Gobain, trop de paperasse à remplir pour une efficacité douteuse, marre de corriger les erreurs des autres, de m’occuper de gamins qui se jalousent », peut-on lire. Son message fait aussi état de ses relations tendues avec la CGT
.

« Il a mis fin à ses jours pour des raisons professionnelles et en aucun cas familiales. Peu à peu, les langues se délient. Il ne supportait plus le mépris de certains salariés qui lui reprochaient d’être délégué CFDT. Et, par son geste, il engage aussi la responsabilité de Saint-Gobain », estime Sylvain Bellemere, secrétaire général de la CFDT-Picardie.



Une enquête de gendarmerie est en cours pour déterminer les circonstances qui l’ont poussé à mettre fin à ses jours. La direction de l’usine a également engagé des investigations internes, pour tenter de comprendre ce geste, et mis en place une cellule d’écoute à l’attention de ses salariés. « C’est un véritable choc au sein de l’usine. Comme dans tous les environnements industriels, un chef d’équipe est confronté à des tensions. Mais au point d’en arriver là, c’est une énorme surprise. Faut-il lier cet acte à l’ambiance au travail? Il est trop tôt pour faire cette conclusion. L’enquête nous en dira plus, mais il s’agit d’abord pour le moment d’aider sa famille à surmonter cette épreuve », confiait hier soir Antoine Petitcollin, directeur des ressources humaines de Saint-Gobain Sekurit France.

De son côté, la CFDT aurait d’ores et déjà l’intention d’engager des poursuites judiciaires à l’encontre du groupe spécialisé dans le vitrage automobile.

 

                                                                                                                                     Le Parisien 

 

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Lundi 12 décembre 2011 1 12 /12 /Déc /2011 07:12

LA SCHIZOPHRÉNIE DU GOUVERNEMENT

 

Il veut contrôler l’évolution des tarifs réglementés qu’il a contribué à faire exploser avec la privatisation de Gaz de France et la libéralisation du marché. FO l’appelle à sortir de la contradiction en réclamant le retour au monopole de l’État.

function changer_taille(sens,el,pas,unite){ // sens == "+" || "-"; if(typeof el == "string") { el = document.getElementById(el); } pas = pas || 2; unite = unite || "px"; if(sens == "+") { el.style.fontSize = (parseInt(el.style.fontSize,10)+pas)+unite; } else if(sens == "-") { el.style.fontSize = (parseInt(el.style.fontSize,10)-pas)+unite; } } De combien vont encore grimper les prix du gaz? «Je ne me résous pas à une augmentation de 10% du prix du gaz en janvier. Je le dis clairement, je ne l'accepterai pas», a assuré mardi le Premier ministre, François Fillon, avant d'ajouter: «cela sera très inférieur à 10%. Je souhaiterais même que ça soit en dessous de la moitié». Après avoir approuvé une hausse de 5% en avril 2011 ayant fait bondir les tarifs réglementés de 21% sur 12 mois, il s’était engagé en septembre dernier à les geler jusqu’à la mi-2012. Mais, c’était sans compter l’avidité de GDF Suez. Le groupe privatisé s’était empressé de saisir le Conseil d’Etat pour dénoncer une décision «conforme ni au contrat de service public signé entre l’Etat et l’entreprise ni aux dispositions législatives et réglementaires». La plus haute juridiction administrative lui a donné raison le 28 novembre. Elle a pressé le gouvernement à revoir sa position dans un délai d’un mois. Selon le conseil d’Etat, les pouvoirs publics auraient dû suivre l’avis défavorable de la commission de régulation de l'énergie (CRE) pour qui les prix devaient augmenter en moyenne «de 8,8 % à 10 % dans le cadre de la formule en vigueur.

Aujourd’hui, pour parvenir à une hausse inférieure à 5%, comme il s’y est engagé mardi, M. Fillon est en train de renégocier avec la CRE et GDF Suez un nouveau mode de calcul des tarifs tout en respectant l’arrêt du Conseil d’Etat. Son objectif est d’intégrer dans la formule toutes les conditions d’approvisionnement par le gazier. Jusqu’à présent, les tarifs aux consommateurs sont essentiellement indexés sur les contrats de fourniture à long terme. Lesquels contrats sont conclus en fonction de l’évolution des cours du pétrole brut (+25% sur un an). Le gouvernement aimerait voir tenir compte aussi des contrats à court terme («spot») représentant un quart de l’approvisionnement de GDF et dont la facture est en ce moment bien moins élevée. Cette piste avait été explorée dans un récent rapport de la CRE qui faisait remarquer au passage que les prix réglementés du gaz français étaient parmi les plus élevés de l’Union européenne. Si compromis il y avait, il resterait à savoir si Bruxelles l’acceptera au vu des directives européennes sur la libéralisation du marché de l’Energie.

Le gouvernement demeure donc empêtré dans ses contradictions. Comme l’a souligné maintes fois FO, il ne peut qu’être responsable d’une telle situation dans la mesure où, en acceptant sans rechigner la privatisation de GDF et l’ouverture à la concurrence des marchés, il savait bien que les exigences du marché seront toujours privilégiées au détriment du pouvoir d’achat des citoyens. Pour l’organisation syndicale, le retour à l’Etat au monopole de distribution et commercialisation du gaz serait la véritable solution pour garantir un juste prix en ces temps de rigueur budgétaire.
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Jeudi 3 novembre 2011 4 03 /11 /Nov /2011 19:06

La liste de restrictions aux soins s’allonge avec un projet de décret visant à diminuer le montant des indemnités d'arrêt maladie. Ce qui se traduirait par une baisse de l'ordre de 40 euros par mois pour un smicard et jusqu’à 85 euros pour un cadre.

 

Le gouvernement est prêt à tout pour conserver son triple A des agences de notation financière. Quitte à tailler dans les droits à la protection sociale des salariés! En marge de l’examen du projet de loi de finances sur la sécurité sociale (PLFSS), il a présenté un projet de décret prévoyant de baisser le montant des indemnités d'arrêt maladie. À partir du 1er janvier 2012, la mesure prévoit de calculer ces indemnités journalières versées par l'assurance maladie sur la base de 60% du salaire net et non plus sur la base de 50% du salaire brut, comme c’est le cas aujourd’hui. Le changement de calcul se traduirait par une baisse desdites indemnités de l'ordre de 40 euros par mois pour un salarié au SMIC et jusqu’à 85 euros pour un cadre.

«Si nous ne savons pas intervenir sur les dépenses, nous ne saurons pas garantir un objectif de dépenses d'assurance maladie (Ondam) à 2,8%!», a justifié Xavier Bertrand, ministre du Travail. Le gouvernement entend économiser ainsi 220 millions d’euros sur les dépenses de santé pour juguler le déficit de la Sécu qui souffre, rappelons-le, d’abord du manque récurent de recettes (exonération cotisations patronale en tout genre) sur lequel il ne s’attarde jamais. Sept millions de salariés sont potentiellement concernés chaque année par ce nouveau coup de canif au contrat social. Certes, les salariés bénéficiant de contrats collectifs de prévoyance dans leur entreprise verront ce manque à gagner compensé. Pour les autres, la perte devrait plus se faire sentir, notamment pour ceux qui ont des revenus faibles.

Cette mesure vient s’ajouter au doublement - de 3,5% à 7% - de la taxe sur les mutuelles dans le cadre de l’autre plan de rigueur budgétaire dévoilé le 24 août dernier. Une ponction inique de 1,1 milliard d’euros devant entraîner une hausse des tarifs des complémentaires de 4,7% en moyenne en 2012. Avec les déremboursements de médicaments, la multiplication des vignettes orange (médicaments remboursés seulement à hauteur 15%) ou le retrait récent de l'hypertension artérielle sévère de la liste des Affections Longue Durée (maladies prises en charge à 100%), l'accès aux soins devient de plus en plus coûteux et restrictif… au point que les médecins s’alarment du nombre croissant de salariés modestes qui renoncent carrément à se soigner.

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Dimanche 25 septembre 2011 7 25 /09 /Sep /2011 19:30

L'ENTRETIEN PRÉALABLE À LA RUPTURE CONVENTIONNELLE: VERS UN CONTRÔLE, APPROFONDI ?

Il ne fait nul doute que depuis son entrée en vigueur le 25 juin 2008 (loi n°2008-596), la rupture conventionnelle fait partie intégrante des dispositifs de rupture du contrat de travail. Même s’il faut rester vigilant sur les dérives possibles, la mise en œuvre de ce mode de rupture, fondé sur la liberté contractuelle, nécessite le respect par les parties d’une procédure impérative ayant pour but de garantir l’existence d’un consentement libre et éclairé des parties.

Ainsi, pour répondre à cet objectif, le Code du travail (L. 1237-11 et suivants) exige que soient cumulativement remplies les conditions suivantes: la tenue d’au moins un entretien préalable, la faculté d’être assisté, le délai de rétractation de quinze jours, l’homologation par l’autorité administrative (à condition que les inspections du travail bénéficient de moyens suffisants!).

De telles précautions procédurales avaient également pour objectif de limiter les risques de recours. Pour l’heure, nous avons pu constater que les recours en justice se faisaient rares et ne mettaient en exergue que quelques litiges (refus d’homologation, contournement de la procédure de licenciement pour motif économique, existence d’un litige).

Néanmoins, un jugement récent du conseil de prud’hommes de Toulouse (24-5-11, RG n°09/03585) semble, à notre plus grande satisfaction, orienter le contrôle des juges du fond sur un nouveau point: la forme et la teneur de l’entretien préalable à la rupture conventionnelle!

Une telle initiative est d’autant plus appréciable qu’il est vrai que ni l’accord national interprofessionnel du 11 janvier 2008 sur la modernisation du marché du travail, ni la loi du 25 juin 2008 n’avaient évoqué la question.

Pour résumer les faits de l’espèce, d’une part, la rupture conventionnelle du salarié intervenait dans un contexte social et économique difficile, d’autre part, les circonstances dans lesquelles le salarié avait exprimé son consentement étaient douteuses. Les juges du fond ne se sont attachés qu’aux conditions de l’entretien.

Ils relèvent que la date d’entretien mentionnée dans le formulaire CERFA est fausse puisque à cette date le salarié se trouvait en congé à l’étranger. Toutefois, pour attester de l’existence du consentement du salarié à la rupture conventionnelle, l’employeur produit un mail du salarié, bel et bien daté antérieurement à la signature de la convention de rupture.

Pourtant, cet élément n’est pas suffisant, car «pour que la procédure puisse être considérée comme respectée encore faut-il qu’il s’agisse de véritables entretiens permettant au salarié de donner un consentement éclairé. En l’espèce, le document produit par l’employeur ne permet aucunement de se convaincre de l’existence d’entretiens remplissant cette condition. Il est au contraire fait état non d’un véritable entretien, mais d’une alternative qui aurait été posée à M. X entre un licenciement et une rupture conventionnelle. Aucun élément de ce courriel ne permet de considérer que les modalités de la rupture auraient fait l’objet d’une discussion. Il s’en déduit qu’on voit mal comment il pourrait être considéré que le consentement du salarié était bien éclairé. Cela est de nature à vicier l’ensemble de la procédure».

Ainsi, nous pouvons nous réjouir de constater que le conseil de prud’hommes va au-delà du simple contrôle de la tenue d’au moins un entretien, puisqu’il vérifie si les discussions entres les parties ont bel et bien eu lieu, de manière à ce qu’en temps utile, le salarié ait pu bénéficier des informations nécessaires à l’expression de son consentement.

En l’espèce, le fait que le salarié n’ait pas pu participer à de véritables échanges avec son employeur ne fait nul doute, puisque la rupture conventionnelle lui a été présentée comme étant la seule alternative possible à son licenciement.

La discussion ne doit pas être fictive! Il convient alors, pour s’assurer qu’elle ne le soit pas et, de la même manière, afin de mettre le doigt sur les conventions de rupture conventionnelle signées sans réelle intention des salariés, d’espérer que ce jugement aura véritablement ouvert la voie à un contrôle systématiquement plus approfondi de l’entretien préalable.    

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