Samedi 5 mai 2012 6 05 /05 /Mai /2012 10:57

 

logo_fo_07-copie-1.jpgLa semaine dernière la direction a présenté un projet de réorganisation de notre usine avec des suppressions de postes dans un bon nombre de services.

Pour Force Ouvrière, il n’y a aucune justification économique à supprimer des postes, agir sur la masse salariale pour augmenter notre rentabilité est la solution de facilité qui paye tout de suite pour les actionnaires. Un tel projet enverra notre usine dans un mur, exemple le Vauxrot  d‘aujourd’hui…

Après chaque plan de ce genre, les résultats ont été les mêmes, surcharge de travail, dégradation des conditions de travail, démotivation,  baisse de nos résultats.

L’économie de 2,5 millions d’euros que veut faire la direction, elle peut les gagner ailleurs que sur le dos des salariés et au contraire elle peut en gagner plus et en faire profiter les salariés.

Nous devons aller dans une toute autre direction, il y a des leviers sur lesquels nous pouvons agir pour améliorer radicalement nos rendements, faire baisser nos réclamations, nos taux de casse et retriage, redorer notre image auprès de nos clients et remotiver les salariés.

Si nous perdons des clients, nous perdrons notre verrerie.

Nous demandons à la direction de faire le constat de ses échecs, à commencer par tout ce qu’elle a mis en place sur le four 2 depuis 2009, c’est en premier sur les résultats du four 2 qu’il y a une grosse perte de productivité.

Nous lui demandons de l’honnêteté, du respect et surtout la fin de ses manipulations qui lui font perdre toute crédibilité :

-          La direction nous confie que le budget établi par la DG en octobre dernier prenait en compte l’arrêt du four 3 soit en juin soit en aout ? La direction vient elle de nous faire perdre 6 mois de travail, 6 mois où nous aurions dû mettre en place un plan valorisant ?

-          Nouvelle confidence, notre directeur cherche à  vendre un projet à 3 fours à notre PDG M. Toussaint depuis sa visite début mars !!!

-          Pourquoi nous présente-t-elle son plan dans l’urgence alors qu’elle y travaille depuis 2 ans dans le dos de tous ?

-          Pourquoi vous faire avaler l’accord salarial de janvier en mettant des embauches dans le panier alors que son projet était déjà de faire baisser la masse salariale de notre usine ?

 

Nous combattrons tous projets de  suppressions de poste, nous ne cautionnerons pas le « tout et n’importe quoi », nous n’aiderons pas la direction à vous tromper, à vous trahir. Les organisations syndicales n’ont pas pour vocation de brader les usines avec leurs salariés.

Evoluer vers « l’excellence » et redorer notre image.

Voilà notre but et si la direction est prête à négocier sur ces bases, nous lui apporterons nos propositions.

Le bureau CGT-FO

Cognac le 04 Mai 2012

Par Syndicat FO SGE VERALLIA - Publié dans : ACTION
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Jeudi 22 décembre 2011 4 22 /12 /Déc /2011 19:23

Toute l’équipe syndicale de Force Ouvrière vous présente ainsi qu’à vos proches ses meilleurs vœux pour l’année 2012. 

Une année 2012 annoncée comme une année de crise par nos politiques et nos dirigeants, toujours plus d’efforts demandés aux salariés qui sont les victimes de ce système politico-économique.

Ca doit être une année de fortes mobilisations pour mettre fin à la paupérisation de la France et pour l’instauration d’une réelle démocratie sociale. Il n'est pas utopique de vouloir sortir de ce marasme.

Pour 2012, notre direction ne parle que de « Cognac Performance », restructuration, chantage sur la reconstruction du four 3 et bien parlons lui de reconnaissance de la pénibilité, de polyvalence et  poly-compétence, de conditions de travail, de démotivation, du manque de valorisation, des salaires et de nos RIDICULES TAUX HORAIRES !!!!      

Notre entreprise fait de gros profits qu’elle les partage équitablement avec ses salariés.

Ne tombons pas dans les pièges de la direction qui ne servent qu’à occuper le terrain et nous détourner des réels problèmes et de vos revendications fondamentales.

http://forceouvriere.sge.over-blog.com/                                                        Le bureau CGT-FO le 21/12/2011

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Jeudi 3 novembre 2011 4 03 /11 /Nov /2011 19:06

La liste de restrictions aux soins s’allonge avec un projet de décret visant à diminuer le montant des indemnités d'arrêt maladie. Ce qui se traduirait par une baisse de l'ordre de 40 euros par mois pour un smicard et jusqu’à 85 euros pour un cadre.

 

Le gouvernement est prêt à tout pour conserver son triple A des agences de notation financière. Quitte à tailler dans les droits à la protection sociale des salariés! En marge de l’examen du projet de loi de finances sur la sécurité sociale (PLFSS), il a présenté un projet de décret prévoyant de baisser le montant des indemnités d'arrêt maladie. À partir du 1er janvier 2012, la mesure prévoit de calculer ces indemnités journalières versées par l'assurance maladie sur la base de 60% du salaire net et non plus sur la base de 50% du salaire brut, comme c’est le cas aujourd’hui. Le changement de calcul se traduirait par une baisse desdites indemnités de l'ordre de 40 euros par mois pour un salarié au SMIC et jusqu’à 85 euros pour un cadre.

«Si nous ne savons pas intervenir sur les dépenses, nous ne saurons pas garantir un objectif de dépenses d'assurance maladie (Ondam) à 2,8%!», a justifié Xavier Bertrand, ministre du Travail. Le gouvernement entend économiser ainsi 220 millions d’euros sur les dépenses de santé pour juguler le déficit de la Sécu qui souffre, rappelons-le, d’abord du manque récurent de recettes (exonération cotisations patronale en tout genre) sur lequel il ne s’attarde jamais. Sept millions de salariés sont potentiellement concernés chaque année par ce nouveau coup de canif au contrat social. Certes, les salariés bénéficiant de contrats collectifs de prévoyance dans leur entreprise verront ce manque à gagner compensé. Pour les autres, la perte devrait plus se faire sentir, notamment pour ceux qui ont des revenus faibles.

Cette mesure vient s’ajouter au doublement - de 3,5% à 7% - de la taxe sur les mutuelles dans le cadre de l’autre plan de rigueur budgétaire dévoilé le 24 août dernier. Une ponction inique de 1,1 milliard d’euros devant entraîner une hausse des tarifs des complémentaires de 4,7% en moyenne en 2012. Avec les déremboursements de médicaments, la multiplication des vignettes orange (médicaments remboursés seulement à hauteur 15%) ou le retrait récent de l'hypertension artérielle sévère de la liste des Affections Longue Durée (maladies prises en charge à 100%), l'accès aux soins devient de plus en plus coûteux et restrictif… au point que les médecins s’alarment du nombre croissant de salariés modestes qui renoncent carrément à se soigner.

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Dimanche 25 septembre 2011 7 25 /09 /Sep /2011 19:30

L'ENTRETIEN PRÉALABLE À LA RUPTURE CONVENTIONNELLE: VERS UN CONTRÔLE, APPROFONDI ?

Il ne fait nul doute que depuis son entrée en vigueur le 25 juin 2008 (loi n°2008-596), la rupture conventionnelle fait partie intégrante des dispositifs de rupture du contrat de travail. Même s’il faut rester vigilant sur les dérives possibles, la mise en œuvre de ce mode de rupture, fondé sur la liberté contractuelle, nécessite le respect par les parties d’une procédure impérative ayant pour but de garantir l’existence d’un consentement libre et éclairé des parties.

Ainsi, pour répondre à cet objectif, le Code du travail (L. 1237-11 et suivants) exige que soient cumulativement remplies les conditions suivantes: la tenue d’au moins un entretien préalable, la faculté d’être assisté, le délai de rétractation de quinze jours, l’homologation par l’autorité administrative (à condition que les inspections du travail bénéficient de moyens suffisants!).

De telles précautions procédurales avaient également pour objectif de limiter les risques de recours. Pour l’heure, nous avons pu constater que les recours en justice se faisaient rares et ne mettaient en exergue que quelques litiges (refus d’homologation, contournement de la procédure de licenciement pour motif économique, existence d’un litige).

Néanmoins, un jugement récent du conseil de prud’hommes de Toulouse (24-5-11, RG n°09/03585) semble, à notre plus grande satisfaction, orienter le contrôle des juges du fond sur un nouveau point: la forme et la teneur de l’entretien préalable à la rupture conventionnelle!

Une telle initiative est d’autant plus appréciable qu’il est vrai que ni l’accord national interprofessionnel du 11 janvier 2008 sur la modernisation du marché du travail, ni la loi du 25 juin 2008 n’avaient évoqué la question.

Pour résumer les faits de l’espèce, d’une part, la rupture conventionnelle du salarié intervenait dans un contexte social et économique difficile, d’autre part, les circonstances dans lesquelles le salarié avait exprimé son consentement étaient douteuses. Les juges du fond ne se sont attachés qu’aux conditions de l’entretien.

Ils relèvent que la date d’entretien mentionnée dans le formulaire CERFA est fausse puisque à cette date le salarié se trouvait en congé à l’étranger. Toutefois, pour attester de l’existence du consentement du salarié à la rupture conventionnelle, l’employeur produit un mail du salarié, bel et bien daté antérieurement à la signature de la convention de rupture.

Pourtant, cet élément n’est pas suffisant, car «pour que la procédure puisse être considérée comme respectée encore faut-il qu’il s’agisse de véritables entretiens permettant au salarié de donner un consentement éclairé. En l’espèce, le document produit par l’employeur ne permet aucunement de se convaincre de l’existence d’entretiens remplissant cette condition. Il est au contraire fait état non d’un véritable entretien, mais d’une alternative qui aurait été posée à M. X entre un licenciement et une rupture conventionnelle. Aucun élément de ce courriel ne permet de considérer que les modalités de la rupture auraient fait l’objet d’une discussion. Il s’en déduit qu’on voit mal comment il pourrait être considéré que le consentement du salarié était bien éclairé. Cela est de nature à vicier l’ensemble de la procédure».

Ainsi, nous pouvons nous réjouir de constater que le conseil de prud’hommes va au-delà du simple contrôle de la tenue d’au moins un entretien, puisqu’il vérifie si les discussions entres les parties ont bel et bien eu lieu, de manière à ce qu’en temps utile, le salarié ait pu bénéficier des informations nécessaires à l’expression de son consentement.

En l’espèce, le fait que le salarié n’ait pas pu participer à de véritables échanges avec son employeur ne fait nul doute, puisque la rupture conventionnelle lui a été présentée comme étant la seule alternative possible à son licenciement.

La discussion ne doit pas être fictive! Il convient alors, pour s’assurer qu’elle ne le soit pas et, de la même manière, afin de mettre le doigt sur les conventions de rupture conventionnelle signées sans réelle intention des salariés, d’espérer que ce jugement aura véritablement ouvert la voie à un contrôle systématiquement plus approfondi de l’entretien préalable.    

Par Syndicat FO SGE VERALLIA - Publié dans : INFOS
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Mercredi 7 septembre 2011 3 07 /09 /Sep /2011 19:23

Développement du temps partiel, des CDD, de l'intérim… Analyse des grandes évolutions du marché du travail depuis 25 ans (Dares)

Le développement du temps partiel et des « formes particulières d'emploi » - contrats à durée déterminée, intérim - comptent parmi les grandes évolutions du marché du travail observées ces 25 dernières années, souligne une étude mise en ligne sur le site du ministère du Travail, mardi 6 septembre 2011. La Dares y analyse l'évolution des métiers en France depuis les années 1980, en s'appuyant sur un ensemble de « portraits statistiques » de près de 90 métiers. En 25 ans, le nombre de personnes en emploi en France métropolitaine a augmenté de 3,1 millions, pour atteindre 25,7 millions en moyenne sur la période 2007-2009. Le salariat a augmenté : la part des salariés dans l'emploi est ainsi passée de 83 % à 89 % en 25 ans, alors que les effectifs des métiers d'indépendants - à l'exception des dirigeants d'entreprises - ont « fortement diminué ».

Le développement du salariat s'est accompagné de celui des « formes particulières d'emploi », c'est à dire des CDD (y compris stages et contrats aidés) et de l'intérim. Ces deux formes d'emploi ont connu une « progression soutenue » au cours des 25 dernières années, notamment pour les jeunes. Ainsi, 20 % des jeunes de moins de 30 ans en emploi sont sous CDD, stage ou contrat aidé et 5 % sont intérimaires, contre respectivement 6 % et 1 % pour les personnes âgées de 30 ans et plus. La tertiairisation de l'économie a accompagné ce développement, la flexibilité dans les métiers tertiaires y étant « davantage assurée par les CDD, stages et contrats aidés ».

17 % DES TRAVAILLEURS À TEMPS PARTIEL, CONTRE 10 % IL Y A 25 ANS

En parallèle, le travail à temps partiel « s'est fortement développé au cours des 25 dernières années ». En 2007-2009, 17 % des personnes en emploi travaillaient à temps partiel, contre près de 10 % il y a vingt-cinq ans. « La progression de cette forme d'emploi a été particulièrement nette au début des années 1980 et des années 1990, sous l'effet notamment de mesures publiques incitant au recours au temps partiel », souligne la Dares. Les femmes sont les plus concernées, puisqu'elles représentent 82 % des personnes à temps partiel.

Par ailleurs, sur la période 2007-2009, 5 % du total des personnes en emploi sont concernées par le sous-emploi, c'est-à-dire soit à temps partiel en souhaitant travailler davantage, soit à temps complet en ayant involontairement travaillé moins que d'habitude (chômage technique, partiel ou grève).

Le sous-emploi « se concentre dans les métiers dans lesquels une forte proportion des personnes est à temps partiel ». Ainsi, 26 % des aides à domicile et aides ménagères et 25 % des employés de maison sont en situation de sous-emploi. Le temps partiel subi est également fréquent parmi les caissiers, employés de libre service (19 %) et les employés et agents de maîtrise de l'hôtellerie et de la restauration (17 %). Dans ces métiers, cette forme d'emploi est « principalement utilisée par l'entreprise afin d'adapter le nombre de salariés présents sur le lieu de travail à la demande de la clientèle ».

FÉMINISATION ET VIEILLISSEMENT

Parmi les autres évolutions, les femmes sont « plus nombreuses en emploi », surtout dans les métiers qualifiés et le secteur tertiaire. Depuis le début des années 1980, le nombre de femmes en emploi a ainsi progressé de 2,9 millions, contre 0,2 million pour les hommes. Les femmes occupent 47 % des emplois en moyenne sur la période 2007-2009, contre 41 % il y a 25 ans.

Le vieillissement de la population a aussi entraîné une forte progression de la part des seniors dans l'emploi total : En 2007-2009, les personnes de 50 ans et plus occupaient 25 % des emplois, contre 20 % il y a 25 ans. Ce phénomène « ne n'est pas observé de manière uniforme dans tous les métiers » : il a davantage concerné certaines professions, comme les dirigeants d'entreprises, les agriculteurs, les médecins, dentistes, vétérinaires et pharmaciens ou encore les métiers de la banque et de l'assurance.

TERTIAIRE : + 4,8 MILLIONS DE TRAVAILLEURS

La Dares livre également une analyse des évolutions secteur par secteur. Les métiers du tertiaire sont ceux qui ont le plus contribué à la croissance de l'emploi, à la fois pour les catégories les plus qualifiées et les moins qualifiées. Alors qu'au début des années 1980, 65 % des personnes en emploi exerçaient un métier dans ce secteur, ces métiers occupent désormais 76 % de l'emploi, regroupant 19,5 millions de personnes, soit + 4,8 millions d'emplois.

Les métiers de cadres (+2,01 millions) et de professions intermédiaires (+1,32 million) ont « fortement contribué » à la croissance des effectifs des métiers tertiaires. Les effectifs des métiers non qualifiés ont également nettement progressé (+911 000), particulièrement au cours de la deuxième moitié des années 1990. Les employés ou ouvriers qualifiés demeurent la catégorie la plus nombreuse, mais leur nombre a assez peu augmenté (+581 000), si bien que leur part dans l'emploi des métiers tertiaires a reculé, passant de 41 % à 34 %.

DES MÉTIERS INDUSTRIELS PLUS QUALIFIÉS

À l'inverse, le nombre de personnes occupant un métier dans l'industrie a diminué de 15 % en 25 ans, passant de 4 008 000 à 3 394 000, soit une perte de 614 000 emplois. Désormais, ces métiers ne représentent plus que 13 % de l'emploi total, contre 18 % il y a vingt-cinq ans.

Cette diminution de l'emploi industriel s'est accompagnée d'une hausse des emplois les plus qualifiés et d'une « forte baisse » des emplois non qualifiés. Les effectifs d'ingénieurs et cadres techniques de l'industrie ont en effet plus que doublé sur la période, passant de 105 000 à 227 000, alors qu'à l'opposé, les ouvriers non qualifiés de l'industrie ont diminué de plus de moitié (de 1 303 000 à 579 000).

Quant aux métiers du bâtiment et des travaux publics, ils se sont maintenus sur les 25 dernières années (+71 000 emplois) avec une augmentation du niveau de qualification : les effectifs d'ouvriers non qualifiés sont restés stables alors que ceux des ouvriers qualifiés, des agents de maîtrise et des cadres ont progressé. Au total, le secteur du BTP représente 7 % de l'emploi. Enfin, les métiers de l'agriculture sont ceux qui ont perdu le plus de postes, diminuant de moitié (-1 070 000 emplois) et représentant aujourd'hui 4 % de l'emploi.

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